Grand jeu-concours CITRO ROUGE ET VERT de l'été 2011.

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Re: Grand jeu-concours CITRO ROUGE ET VERT de l'été 2011.

Message par citroensantander » mer. août 17, 2011 2:43 pm

Mon épisode préféré : "Quand le vin est tiré" avec Donald Pleasance.

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Re: Grand jeu-concours CITRO ROUGE ET VERT de l'été 2011.

Message par bebert59 » jeu. août 18, 2011 11:17 am

Autres aspect dans sa filmographie:
http://leplus.nouvelobs.com/contributio ... lumbo.html

après ouverture en bonus, cliquez sur le lien en bas de page pour visionner ses films via YouTube.
Il y a trois choses qu'on ne peut pas regarder en face: le soleil.la mort et le dentiste

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Re: Grand jeu-concours CITRO ROUGE ET VERT de l'été 2011.

Message par citroensantander » jeu. août 18, 2011 1:26 pm

:merci: Albert pour ce lien.

Je le copie ci-après :

Non, non et non ! Peter Falk n'est pas l'inspecteur Columbo
L'acteur américain, qui s'est éteint jeudi soir à  l'à¢ge de 83 ans, n'était pas que le célèbre policier de la série télévisée...

Evidemment, il est mondialement connu pour avoir incarné ce personnage. D'accord. OK. Mais il y a bien d'autres aspects dans sa filmographie, on ferait mieux de s'en souvenir !

Interrogé par le journaliste Andrew O'Hehir, qui lui demandait s'il préférait ses performances dans les films de Cassavetes, ou dans la série Columbo, Peter Falk lui a répondu, avec un grand sourire, que Columbo avait été bon pour lui et qu'il lui en était très reconnaissant. "Si le public voulait qu'il joue ce type toute sa vie, ça lui allait bien".

ça lui allait bien, mais ça n'est pas juste : il ne faut pas oublier ses performances dans quatre films qui se distinguent dans sa filmographie.

Peter Falk a tout d'abord joué dans deux films de John Cassavetes, de 1970 et 1974 ; certes, Cassavetes est un réalisateur plutôt confidentiel, pas très connu du grand public ; il s'agit pourtant d'une véritable étoile du cinéma américain.

Les deux films dans lesquels Peter Falk a joué sont "Une femme sous influence" et "Husband". à€ cette date, en 1970 et 1974, il est déjà  l'Inspecteur Columbo et il a en quelque sorte un pied à  Hollywood et un autre dans l'univers des films d'auteurs américains new yorkais. Ces films sont des expériences cinématographiques exceptionnelles et ont profondément divisés les critiques à  l'époque (surtout aux Etats-Unis ; en Europe, l'accueil a été favorable, quoique confidentiel).

Les personnages de Husband sont trois quadragénaires, le publicitaire Harry, le journaliste Archie et le dentiste Gus, pères de famille tranquilles. Après l'enterrement de leur ami commun, Stuart, ils décident, sur un coup de tête, de partir en escapade à  Londres, où ils font la bringue, assez lamentablement.

Dans "Une femme sous influence", Peter Falk partage la vedette avec l'extraordinaire Gena Rowlands (épouse, à  la ville, du réalisateur John Cassavetes). Peter Falk incarne un ouvrier qui travaille sur des chantiers, face à  l'hypersensibilité névrotique de sa compagne jouée par Gena Rowlands. La progression dramatique est implacable, Gena Rowlands est impitoyablement broyée par les conventions sociales, jusqu'à  ce qu'elle réussisse à  jouer son rôle de femme et d'épouse d'une façon à  peu près acceptable selon les normes en vigueur. Peter Falk est extrêmement touchant en époux aimant, mais conventionnel et incapable de comprendre son épouse.

Les films de John Cassavetes appartiennent tous à  un genre inclassable qui en fait des chefs d'Å“uvre mystérieux, presque miraculeux. Hélas, ils ne s'adressent qu'à  ceux qui acceptent de rentrer dans l'univers particulier du réalisateur et qui sont capables de résister à  sa façon très particulière de filmer et de (non?) mettre en scène. Ne nous voilons pas la face, les deux heures et demie d'Une femme sous influence peuvent être extrêmement rébarbatives, sans compter que Cassavetes laisse le spectateur se débrouiller tout seul face à  ses acteurs et à  son film, sans lui tendre la main une seule fois pour lui indiquer ce qu'il doit conclure. Le procédé peut être déroutant.

Pourtant, le jeu de Peter Falk, qui se plie formidablement aux exigences de son ami, peut être un moyen de rentrer dans cet univers, pour observer comment un acteur mondialement connu pour son rôle dans une série hollywoodienne commerciale par excellence, peut s'adapter à  un cinéma totalement différent, en étant dans les deux cas parfaitement sincère et efficace.

Après ces deux petits miracles, Peter Falk retourne à  des productions hollywoodiennes plus conventionnelles, mais deux films se détachent du lot :

Son rôle du grand père dans le délicieux Princess Bride, de Rob Reiner, en 1987. Le film n'a, en apparence, rien d'extraordinaire. Mais toute la qualité du film tient dans sa construction en abîme, et donc au personnage du grand père narrateur, face à  son petit fils. Peter Falk est le grand père qui va raconter une histoire à  son petit fils malade, extrêmement sceptique sur l'intérêt d'écouter une conte de fée narré par son papi. Le grand père se lance donc dans le récit, tandis que le petit garçon fait la moue.

L'histoire commence plutôt mal, du point de vue du petit garçon et du spectateur : une princesse est courtisée par un palefrenier qui part faire fortune de par le vaste monde pour pouvoir ensuite prétendre à  la main de sa belle. Le petit garçon demeure sceptique. Mais au fur et à  mesure que le récit progresse, les péripéties tragi-comiques deviennent de plus en plus complexes et loufoques, les personnages de plus en plus improbables et les retournements de situation déroutent et tiennent en haleine le spectateur, pris au jeu, tout au long du récit de l'imperturbable papi.

La performance de Peter Falk est remarquable, puisqu'il se borne à  raconter une histoire et n'apparaît que dans les face à  face avec son petit fils. C'est toute sa façon de jouer, son humour, sa malice, les mouvements de son visage, qui donnent le deuxième degré et le ton de ce film auto-parodique, bourré de deuxième degré et d'effets spéciaux en carton pà¢te.

La même année, en 1987, Peter Falk apparait dans un film de Wim Wenders, les Ailes du Désir (der Himmel à¼ber Berlin). Il y joue un personnage secondaire, celui de Peter Falk lui-même, acteur en tournage à  Berlin. Il s'agit encore une fois d'un film d'auteur. On retrouve à  nouveau une construction en abîme, quoique secondaire, puisqu'un tournage de film a lieu dans le film.

Les Ailes du Désir conte l'errance de deux anges, Damiel et Cassiel, qui observent les hommes du haut du ciel berlinois. Invisibles, Damiel et Cassiel passent au milieu des hommes, lisent leurs pensées et tentent de venir à  leur secours quand leurs souffrances sont trop lourdes. Damiel, fasciné par la condition humaine, tombe amoureux d'une trapéziste, Marion.

Peter Falk, venu tourner un film sur la période nazie, va précipiter le destin de Damiel. Lui aussi fut un ange, trente ans plus tôt, et il explique à  Damiel, dont il perçoit la présence, la beauté du monde terrestre. Sous les yeux mélancoliques et détachés de Cassiel, Damiel décide de sauter le pas et devient mortel, passage d'un monde à  l'autre symbolisé par le passage du noir et blanc (univers des anges) au monde humain (couleur).

Ce film, qui montre également le Berlin d'avant la chute du mur, est l'un des plus beaux et le plus poétique de Wim Wenders.

Bref, si (contrairement à  l'affirmation péremptoire du début de ce texte) Peter Falk est bel et bien l'inspecteur Columbo, il est absolument injuste de réduire sa carrière à  ce seul rôle. Les autre films évoqué plus hauts sont de véritables chefs d'Å“uvre, chacun dans leur genre.

à€ noter :

En 1971, Husband a été nominé pour les Golden Globe, catégorie Meilleur scénario.

Une femme sous influence a été nominé aux Oscars du cinéma 1974 dans la catégorie Meilleur réalisateur et Meilleure actrice.

Aux Golden Globes 1974, Gena Rowlands a reçu le prix de la Meilleure actrice, le film ayant également été nominé dans les catégories meilleur réalisateur, meilleur film dramatique et meilleur scénario.

Princess Bride a reçu le prix du public au festival international du film de Toronto de 1987, le Saturn Award du meilleur film fantastique et des meilleurs costumes en 1988, le prix Hugo du meilleur film en 1988 et l'Antenne d'or au festival d'Avoriaz en 1988.

Enfin, les Ailes du désir a reçu le prix de la mise en scène au festival de Cannes en 1987.
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Re: Grand jeu-concours CITRO ROUGE ET VERT de l'été 2011.

Message par citroensantander » jeu. août 18, 2011 9:46 pm

Des interviews en anglais de plusieurs acteurs de la série Columbo ICI
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Re: Grand jeu-concours CITRO ROUGE ET VERT de l'été 2011.

Message par citroensantander » sam. juin 02, 2012 6:45 pm

Les créateurs de la série : William Link & Richard Levinson

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