L'histoire sans fin...

On parle de tout, de rien, et pas seulement de Citroën !

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gspécialdu61
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Quelle est la couleur du LHM neuf ? : vert (comme l'espoir)
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Re: L'histoire sans fin...

Message par gspécialdu61 » mar. mars 13, 2012 9:29 pm

je reprends
Fin Aout, les vacances méritées bientôt finies, j'ai convaincu mon épouse de parcourir, avec notre Traction, les hors sentiers traditionnels afin de nous imbiber d'une certaine France profonde et de pouvoir humer un air pur et vivifiant, celui de la campagne.
Les consignes laissées à  nos enfants étaient claires : vous pouvez vous servir des autres Citroën de collection dormant dans la grange, mais avec modération, les unes après les autres.
En claquant la porte de celle que l'on surnommà¢t en son temps "La reine de la route", nous nous imaginions déjà  investis d'une mission : insuffler un renouveau de vie à  ces autos qui ne demandent après tout qu'à  sillonner nos belles départementales, à  vitesse raisonnable, celle qui s'adapte parfaitement à  la ballade, celle des odeurs, des senteurs et des paysages langoureux.
Les rencontres promettaient d'être belles, madame était rassurée par le confort et le ronronnement régulier du 6cyl en ligne qui étalait sa puissance sous le long capot noir. L'autoradio d'époque crachouillait gentiment des airs désuets, qui nous renvoyaient 20 ans en arrière, du temps de nos premières vacances en Traction.Nous nous nous retrouvons sur la nationale 7 chère a Charles Trenet, je conduis le bras posé sur le rebord de la portière profitant d'une douce bise bienvenue, mon épouse a mes côtés se laisse bercer par le bruit caractéristique du moteur et l'odeur du dunlopilo, rend le bonjour aux passants et automobilistes qui nous croisent, les enfant assis confortablement a l'arriére en font de même.
Peu avant midi nous nous arrêtà¢mes à  la station-service d'une petite commune perdue afin de ravitailler la voiture et nous-mêmes. à€ peine le frein a main serré, le contact coupé et le pied sur le sol qu'un petit attroupement prit naissance autour de la Quinze. Difficile de passer inaperçu au milieu de cette forêt de «transporteurs» modernes et aseptisés quant on conduit une légende aussi chevronnée!
Tandis que je terminai le plein de super, elle captivait plusieurs regfards et mon épouse revenant d'une petite envie naturelle se fit un plaisir d'en faire l'éloge. Mais à  peine ai-je vissé le bouchon sur le réservoir que quelqu'un se glissa derrière le volant;
Cet homme d'un age respectable était vetu d'un complet gris et d'un couvre chef qui ne dépareillait pas avec notre auto. Elégamment coiffé, la moustache frétillante et le regard brillant.... tout nous permettait de penser qu'il vivait un moment d'intense émotion.
Maintenant assis à  la place du conducteur, il faisait totale abstraction (abs traction) de l'environnement alentour. Seule l'auto lui importait, il vivait, ou plutot semblait revivre quelque chose rien qu'en effleurant la queue de vache, les commandes du tableau de bord, le dunlopillo...

Avait-il fait parti du gang des Tractions ? Se souvenait-il de braquages, de course-poursuites endiablées avec les forces de l'ordre ? L'homme ne disait mot... Malgré son à¢ge avancé, son allure et son aura mystérieuse m'impressionnaient et ne me poussaient pas à  le questionner... J'attendais qu'il parle en premier, espèrant qu'il le fasse...

Comme il ne bronchait pas, je me permis d'engager la conversation le premier :
"Bonjour Monsieur.... Visiblement cette voiture vous rappelle quelque souvenir !"

Je m'efforçais d'arborer un sourire -un peu forcé il est vrai- et poursuivis :
"Vous en possédiez une, peut-être, 'avant' ?"
Le vieil homme releva lentement la tête, me regarda. Il jeta un oeil tout autour de lui, la place du passager, le tableau de bord, les places arrière puis me fixa et, lentement, me répondit : ......

oui,effectivement,j'en ai possédé une,et cela me rappelle ma jeunesse,.
cette odeur bien particulière ce volant en bakélite,si dur à  tourner,sans assistance
cette "queue de vache".A cette époque,il n'y avait pas autant de voitures,on n'était pas obligé de fermer les portières à  clé ,il y avait un respect du bien d'autrui,ça n'était pas un bien de consommation,comme aujoud'hui,mais c'était" La Voiture".
Le crédit n'existait pas trop à  l'époque,et il fallait économiser,on gardait trés longtemps
son Automobile.La "15"6 cylindres,c'était la Reine de la route!!Son long capot,ses deux gros phares sur les ailes:souvenirs souvenirs
vous possédiez une 15/6 ?
Sourire du vieil homme: non non j'avais 20 ans au sortir de la guerre. Je n'avais pas le sou. J'avais racheté une 11BL modèle de 1939 à  l'origine douteuse. Les jeunes de mon à¢ge revaient plutôt des voitures américaines. Moi j'aimais bien cette voiture noire avec ses roues pilotes jaune d'or. J'étais plutot plus proche des exploits de Lecot car je devais traverser la France pour travailler. J'étais représentant de commerce. C'etait dur mais je dois beaucoup de ma réussite professionnelle à  cette traction... Le moteur m'a laché le jour d'un grand évènement. c'était le 6 octobre 1955..
vous possédiez une 15/6 ?
Sourire du vieil homme: non non j'avais 20 ans au sortir de la guerre. Je n'avais pas le sou. J'avais racheté une 11BL modèle de 1939 à  l'origine douteuse. Les jeunes de mon à¢ge revaient plutôt des voitures américaines. Moi j'aimais bien cette voiture noire avec ses roues pilotes jaune d'or. J'étais plutot plus proche des exploits de Lecot car je devais traverser la France pour travailler. J'étais représentant de commerce. C'etait dur mais je dois beaucoup de ma réussite professionnelle à  cette traction... Le moteur m'a laché le jour d'un grand évènement. c'était le 6 octobre 1955...

c'était le 6 octobre 1955 devant le grand palais,après avoir réussi a trouver une cabine téléphonique et prévenu un dépanneur je me suis décider a aller visiter le salon de l'auto qui se tenait a ce moment même.je fus vite arrivé sur le stand citroen ou une immense foule se tenait autour
d'une curieuse forme bà¢chée un instant plus tard des employés citroen enlevèrent la bà¢che qui cachait cette curieuse forme.en un instant tous les souffles se coupèrent je n'en croyais pas mes yeux,le drôle d'engin qui sortit semblait tous droit venu de l'espace était ce vraiment une voiture?on le dirait bien mais ou pouvait bien se trouver la calandre,quel était ce volant qui sortait de cette planche de bord digne d'un vaisseau spatial et ces clignotants si étranges qui s'intègrent si bien a la ligne!malgré l'agitation aux alentours la belle dans sa robe champagne était indifférente.j'en avais le souffle coupé!autour de moi les gens se pressaient pour voir la bombe du salon 1955,les agents paraissaient débordés tant les commandes abondaient!j'en oubliais la casse du moteur de ma fidèle traction,je vivais un des exaltants de mon existence car moi
j'étais la le 6 octobre 1955 au salon de l'auto et je venais de découvrir la citroen ds19...
en avant citroen !!

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